Energy Outlook 2024
Energy Outlook 2024 : quelles tendances pour les marchés de l’énergie en 2024 ?
L’année 2023 a signé le retour à l’équilibre des marchés de l’énergie. La...
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L’année 2023 a signé le retour à l’équilibre des marchés de l’énergie. La...
En 2024, l’état annonce une hausse des taxes intérieures de consommation sur le gaz naturel et l’électricité. OMNEGY fait le point.
A fin 2023, le complexe énergétique a dû évoluer dans un contexte macroéconomique des plus incertains. Le renforcement du dollar, la remontée des cours du pétrole, la tentative de maîtrise de l’inflation par la hausse des taux des Banques Centrales, corrélées à des perspectives économiques peu encourageantes, ont joué sur les niveaux de l’offre et de la demande globales, et in fine sur les prix de l’ensemble des matières premières…
Quelles sont les principaux enseignements à retenir des marchés de l’énergie fin 2023 ? Quelles perspectives pour début 2024 ?
Destiné aux décideurs de l’énergie, le Quarterly Energy Outlook d’OMNEGY vise à apporter des analyses approfondies et une vision stratégique sur le secteur de l’énergie (électricité, gaz) en France, mais également en Europe.
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Après des mois de négociations serrées, l’État et EDF ont trouvé mardi 14 novembre 2023, un accord sur les prix de l’électricité nucléaire historique.
La cible de prix de l’électricité nucléaire a ainsi été fixée à 70 € le mégawattheure (MWh) pour 15 années, sur la période de 2026 à 2040. Un compromis trouvé entre les souhaits initiaux d’EDF (70-75 €/MWh) et le calcul de la Commission de Régulation de l’Energie, qui estimait de son côté les coûts de production à 59,03 €/MWh sur la même période, hors besoin de financement du nouveau nucléaire.
L’objectif d’un prix d’équilibre cible à 70 € le MWh sur toute la production vise ainsi à :
- Couvrir les coûts liés à la prolongation du parc nucléaire actuel ;
- Préserver les capacités d’investissement d’EDF, en générant un cash-flow suffisant pour permettre également le financement de nouveaux réacteurs ;
- Préserver la compétitivité de l’industrie française, en évitant les envolés de prix de l’électricité tels que subis en 2022.
Pour s’assurer du maintien d’un prix cible autour 70 €/MWh, l’État instaurera plusieurs paliers de redistribution aux consommateurs, à travers un système de taxation d’EDF :
Les prix de vente sur le marché et le prix cible ne dépendent pas des quantités produites. Le nouvel accord pourrait inciter EDF à maximiser la production d’électricité lorsque le prix de vente se trouve au-dessus du premier seuil de taxation, ce qui engendrera une baisse mécanique des prix de vente. En jouant sur la production, l’énergéticien français pourrait ainsi être tenté de maintenir des prix au plus proche du premier niveau de taxation, tout en cherchant à l’éviter.
En cas de taxation, la redistribution aux consommateurs se ferait de façon directe (et non par l’intermédiaire des fournisseurs alternatifs).
Pour garantir ses investissements et réduire la volatilité de ses revenus potentiels, EDF envisage de nouer des contrats de long terme avec les industriels énergivores ainsi que la vente en avance d’électricité sur les marchés de gros à ses concurrents fournisseurs (voir l’expérimentation en cours sur des contrats à plus long terme que les horizons classiquement cotés sur les marchés).
Au-delà de cette annonce, de nombreuses questions restent encore en suspens :
Le prix moyen des allemands de l’électricité est de 89 €/MWh sur les 10 prochaines années. En appliquant le nouveau mécanisme de prix EDF sur chaque année individuellement, la France se retrouverait avec un prix moyen d’environ 83 €/MWh, lui offrant ainsi un très léger avantage compétitif par rapport à l’Allemagne. Ce défaut d’avantage compétitif clair met également en risque la transition énergétique : la même industrie qui choisirait de s’implanter en Allemagne émettra beaucoup plus de CO2 que si elle décidait de s’implanter en France.
Pour les consommateurs français, le nouveau tarif présente un impact positif limité. Mais en termes de compétitivité européenne, ces nouvelles règles suffiront-elles à rendre la France plus attractive pour attirer de nouvelles industries sur son territoire ?
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